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Montes, tierras libres y baldíos : (re)définir les terres appropriables dans les périphéries de Carthagène (Colombie) après la Constitution de 1991

Arango Luisa
Autrepart, 2017/4 (N° 84), p. 109-127. DOI : 10.3917/autr.084.0109.

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Résumé

En 1991, la Colombie adopte une Constitution qui reconnaît les minorités ethniques et, dans le cas des « communautés noires », s’engage à leur attribuer les titres de propriété de terres collectives. Si le lien entre « territoires ancestraux » et identité « afro-colombienne » est rapidement incorporé dans certaines régions, il ne sera mobilisé que vingt ans plus tard à Carthagène et ses environs. Dans ce contexte, je m’intéresse à des pratiques d’occupation, d’exploitation, de mesure, de clôture et d’enregistrement des terres impliquant des acteurs divers (populations locales, touristes, administrateurs). En prêtant attention aux catégories identitaires qui surgissent dans ces pratiques et aux définitions des terres appropriables, il est possible de suggérer que la pluralité de désignations d’un même territoire génère des espaces de négociation du foncier qui sont redéfinis, voire réduits, avec l’ethnicisation de l’accès aux terres véhiculée par la Constitution de 1991.