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CHATEIGNER Frédéric

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Maître de conférences en science politique, université François-Rabelais, Tours (IUT, département de carrières sociales).

Membre de l'unité CITERES (CItés, TERitoires, Environnement et Sociétés), UMR 7324 CNRS-Université François Rabelais-Tours, équipe CoST (COnstruction politique et sociale des Territoires).

Chercheur associé au SAGE


Axes de recherche

Mes recherches portent sur des questions éducatives, non limitées à l'espace scolaire et abordées dans un perspective socio-historique, attentives notamment aux mobilisations, discours publics et jeux de catégorisation et identités professionnelles. Cinq axes de recherche principaux, qui se recouvrent partiellement, se dégagent :

Socio-histoire de l'éducation populaire. Après une recherche doctorale sur l'histoire de la formule « éducation populaire » elle-même dans les discours publics français de la Révolution à nos jours (2012, plusieurs publications en préparation), j'ai été recruté par la Ligue de l'enseignement pour coécrire avec l'historien Jean-Paul Martin une histoire de celle-ci, à l'occasion de son 150e anniversaire (2016). Cette recherche couvre un pan considérable de l'histoire politique, éducative et culturelle française : laïcité, Ecole, loisirs culturels et sportifs, communication, économie sociale et solidaire...

Dispositifs d'écriture littéraire et scientifique. Mes recherches sur les ateliers d'écriture littéraire, après un livre en 2008 tiré de mon mémoire de DEA, se sont étendues récemment aux ateliers dans un cadre universitaire (2013). Cette recherche porte aussi sur l'écriture des sciences sociales, à travers un article méthodologique dans Genèses (2010) et un atelier coorganisé avec Vincent Dubois, atelier qui devrait reprendre de manière plus ambitieuse et systématique en septembre 2014.

Aux origines des mobilisations autour des usages éducatifs des TIC : les années 1980-1990. Projet en construction, qui commencera sans doute par l'étude du rôle de la Ligue de l'enseignement en la matière.

Engagement et théorie. Après une étude sur l'engagement des maoïste des élèves d'Althusser, j'ai tenté d'explorer, au côté de N. Belorgey, M. Hauchecorne et E. Pénissat, d'aborder la question des références théoriques dans les univers militants et la production des politiques publiques. Le travail sur la référence à Condorcet dans l'éducation populaire, dans le cadre de ma thèse, débouche sur un projet encore à cerne sur les engagements des intellectuels dans le monde associatif.

Choix de publications

Ouvrage

Une société littéraire. Sociologie d'un atelier d'écriture, Bellecombe-en-Bauges, éditions du Croquant (collection Champ social), 2008. Site de l'éditeur : http://atheles.org/editionsducroquant/champsocial/unesocietelitteraire/

4e de couverture : Les « ateliers d’écriture », ces groupes d’individus qui écrivent sous la direction d’un animateur, sont parfois présentés comme une panacée ayant prouvé ses vertus dans d’innombrables contextes : de la prison aux loisirs culturels, de la psychiatrie à l’école, de la maison de retraite à la création littéraire. Ils sont aussi, bien souvent, vilipendés comme des entreprises au mieux naïves, au pire charlatanesques. Pourtant, l’originalité d’un dispositif qui prétend aider des individus à s’approprier des usages inhabituels de l’écriture, dans une société où celle-ci est omniprésente, mérite que la sociologie s’y intéresse, au-delà des discours apologétiques ou dénonciateurs. C’est l’ambition de cet ouvrage. Celui-ci propose d’abord de prendre au sérieux la diversité et la complexité des ateliers d’écriture, en présentant un tableau des diverses conceptions que recouvre ce terme en France. Mais au-delà des discours d’intention, le but est surtout d’étudier ce qui se passe au sein des ateliers, quelles représentations et quelles pratiques y sont engagées, tant du côté des animateurs que de celui des participants. Cette enquête ne peut être menée que de l’intérieur : on a donc fait le choix d’une observation participante qui permet d’analyser dans le plus grand détail le déroulement d’un atelier à vocation littéraire, s’adressant à des adultes, dans un cadre associatif. Un seul atelier, donc, mais dont l’étude, sans prétendre à une illusoire représentativité, permet de dégager des logiques sociales générales : quête d’un espace où exister comme écrivain « hors champ » à l’écart de l’ironie et de la perplexité que suscitent les « amateurs », perception de la pratique littéraire comme simple « divertissement » ou comme forme de « salut », rapport paradoxal à un dispositif contraignant à la fois recherché et souvent rejeté... À l’écart des cadres institutionnels, c’est la « libre » rencontre, complexe et parfois conflictuelle, d’une offre pédagogique et d’aspirations très diverses qui fait l’objet de cet ouvrage.

Articles

« "Considéré comme l'initiateur..." La référence à Condorcet dans l'éducation populaire », Sociétés contemporaines, n°81, mars 2011, p. 27-60. http://www.cairn.info/revue-societes-contemporaines-2011-1-page-27.htm

Résumé : Depuis les années 1960 en France, les discours publics sur la notion d'éducation populaire identifient presque toujours le Rapport sur l'organisation générale de l'instruction publique de Condorcet (1792) comme l'origine de ce mouvement. On explique ici cette référence en s'appuyant sur un double corpus d'ouvrages sur l'éducation populaire et sur/de Condorcet. L'analyse est à la fois séquentielle, contextuelle, attentive à l'effet des événements et sensible aux formes discursives. Elle promeut l'étude minutieuse des carrières des références savantes dans les discours militants comme méthode pour faire apparaître des éléments qu'une analyse centrée sur la notion du champ auraient laissés dans l'ombre. On expliquer d'abord pourquoi la connexion entre la notion d'éducation populaire et le Rapport de Condorcet n'est fermement établie que dans les années 1960, où elle est promue par Bénigno Cacérès (partie 1). S'ouvre alors une séquence de remise en cause : critique historique par d'autres intellectuels de l'éducation populaire, puis réappropriation de Condorcet dans un cadre néo-républicain (partie 2). La référence s'installe alors à mi-chemin de la vénération mémorielle et de l'objectivation critique, position moyenne autour de laquelle se dispersent ensuite les références qui se multiplient dans les années 1990-2000, à la faveur de la réouverture d'un espace de discours sur l'éducation populaire. Cette réouverture laisse les auteurs adopter un mode de référence en fonctions de leurs capitaux culturels et politiques (partie 3).

« D'Althusser à Mao. Les Cahiers marxistes-léninistes », Dissidences. Bulletin de liaison et d'étude des mouvements révolutionnaires, n°8, mai 2010, p. 66-80. Présentation du numéro : http://www.cairn.info/revue-societes-contemporaines-2011-1-page-27.htm

Résumé : Fondés à la fin 1964 par le Cercle des étudiants communistes de l'Ecole normale supérieure (« Cercle d'Ulm »), principalement constitué de jeunes philosophes élèves de Louis Althusser, les Cahiers marxistes-léninistes (CML) deviennent en décembre 1966 l'« organe théorique et politique » de l'Union des jeunesses communistes (marxistes-léninistes) (UJC(ml), UJ) et ils disparaissent en même temps que celle-ci après mai 1968. Souvent évoqués par les témoins ou analystes de cette période, les CML semblent avoir rarement été lus, ou relus, depuis les années 1970, les CML constituent à la fois une source importante sur l'histoire du communisme pro-chinois parmi les intellectuels français, un document sur la politisation du structuralisme et un matériau pour répondre au problème sociologique que constitue l'anti-intellectualisme des intellectuels – ici spectaculairement illustré par la conversion de membres de l'aristocratie scolaire française à la propagation de la « pensée de Mao Tsé-Toung ». Cet article livre une lecture contextualisée d'une revue qui exige un décodage minutieux. Dans un premier temps (1964-1965), ceux-ci sont surtout engagés dans une lutte dirigée contre la direction « italienne » de l'Union des étudiants communistes (UEC), mais marquent en filigrane leur distance à l'égard du Parti. En 1966, ils connaissent une double rupture, d'abord à l'égard de membres du Cercle partis fonder les Cahiers pour l'analyse, puis envers l'UEC et le PCF eux-mêmes suite au Comité central d'Argenteuil. Enfin, de décembre 1966 à 1968, rompant avec le format habituel de la revue intellectuelle et portant désormais la voix de l'UJC(ml), ils se consacrent essentiellement à analyser et défendre la révolution culturelle.

« Écriture sociologique, littérature et satire », Genèses. Histoire et sciences sociales,  n°74, 2009, p. 114-127. http://www.cairn.info/revue-geneses-2009-1-page-114.htm

Résumé : Souvent négligée, la question de l’écriture sociologique peut être étudiée grâce à une recherche où l’écriture a tenu de bout en bout une place centrale : observation participante dans un atelier d’écriture littéraire, rédaction d’un mémoire et préparation d’un manuscrit destiné à la publication. Ce cas illustre l’importance de la dimension satirique dans les premières étapes de l’écriture sociologique. Cette tentation, qui tient pour une part au réinvestissement de dispositions littéraires, peut être dépassée grâce à l’anticipation d’un exercice rarement mise en œuvre : la lecture indigène avant publication.

« L' "éducation populaire", combien de citations ? », Agora Débats/Jeunesses, n°44, 2007, p. 62-72. http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/20/27/05/PDF/chateigner_educpop_citations.pdf

Résumé : Le « renouveau » de l'éducation populaire souvent annoncé ces dernières années est-il une réalité dans « l'espace public », au-delà des cercles militants ? Cet article amorce l'analyse quantitative de tous les articles contenant l'expression « éducation populaire » dans cinq quotidiens nationaux depuis 10-20 ans. Il montre que le « retour » en question, certes modeste et très variable selon les titres considérés, est incontestable. En particulier, on constate que les usages de l'expression sont sensiblement moins formels et routiniers qu'il y a dix ans.

Direction de dossiers

« Théories en milieu militant », Sociétés contemporaines, n°81,  2011, p. 5-127. Avec Nicolas Belorgey, Mathieu Hauchecorne et Étienne Pénissat. Introduction du dossier : http://www.cairn.info/revue-societes-contemporaines-2011-1-page-5.htm

Résumé : Le militantisme est-il fondamentalement une affaire d'idées, de théories, de visions du monde ? À l'encontre de cette hypothèse, la sociologie du politique a privilégié l'analyse des organisations, des professions, des sociabilités, des pratiques, se faisant l'écho d'un univers où la théorie ne compterait guère. Mais puisque les discours militants ne cessent de se référer à des œuvres, à des auteurs, à des notions tenus pour « théoriques », « intellectuels », « savants », tirons donc ces références militantes hors du purgatoire de l'histoire traditionnelle des idées politiques et traitons-les à leur tour comme des pratiques sociales - ni principes explicatifs bons à tout faire, ni simples paravents dissimulant des intérêts matériels. Ce dossier contribue à ce vaste chantier - déjà défriché par l'histoire des concepts et par l'histoire sociale des idées politiques - en proposant de suivre à la trace les références à un auteur ou à un texte précis dans un univers militant donné. Quatre éludes de cas appliquent cette démarche, inspirée du concept de carrière, sur des terrains très différents, qu'il s'agisse des théoriciens - de Condorcet à Alexandre Dugin en passant par Marx - ou des milieux militants qui s'y réfèrent -l'éducation populaire ou le trotskisme en France, la social-démocratie allemande, les mouvements de jeunesse nationalistes russes.

« Références savantes, références d'État », Genèses. Histoire et sciences sociales, n°78, mars 2010, p. 2-86. Avec Nicolas Belorgey, Mathieu Hauchecorne et Étienne Pénissat. Introduction du dossier : http://www.cairn.info/revue-geneses-2010-1-page-2.htm

Actes de colloque

« Culture ou écriture ? Les ateliers d'écriture dans l'action culturelle universitaire ». Dans Christine Mongenot et Violaine Houdart-Mérot (dir.), Pratiques d'écriture littéraire à l'université, éd. Honoré Champion (coll. « Didactique des lettres et des cultures »), 2013, p. 105-119. Site de l'éditeur : http://www.slatkine.com/fr/honore-champion-et-diffusions/24549-book-07532620-9782745326201.html

Résumé : Cette communication traite de la place réservée à la pratique de l'écriture littéraire dans le cadre de l'action culturelle universitaire (ACU), c'est-à-dire principalement des services « culture » des Universités. En nous appuyant sur les documents jalonnant l'histoire de l'ACU depuis les années 1980 et sur les programmes en ligne des services culturels des établissements en 2010-2011, nous montrerons la faible part, discursive et statistique, réservées aux ateliers d'écriture, qu'ils soient « purement » littéraires ou que, dans une moindre mesure, ils orientent l'écriture vers un autre média (vidéo, radio, bande dessinée...) Cette marginalité s'explique en général par le primat des arts de la scène dans les représentations de la politique culturelle ; mais aussi plus spécifiquement par le souci de « perturbation » (Claude Patriat), c'est-à-dire de contestation « artiste » des routines académiques, qu'affiche l'ACU, et qui l'amène à négliger peu ou prou les pratiques discursives au profit des pratiques sensibles ou corporelles. Cette analyse s'articule avec une typologie des ateliers tels que les services culturels universitaires les présentent, allant du modèle légitimiste du projet, objet de programmation (spectacle, exposition), au contre-modèle désenchanté du cours, objet de programme hebdomadaire.

Rapport

« Handicap, pratiques culturelles et participation sociale » Rapport pour la DREES. Sous la responsabilité de Vincent Dubois et Serge Ebersold et avec la collaboration de Béranger Dominici et d'Anne-Lise Bénard. http://www.inshea.fr/ressources/documents/rapport_dubois-ebersold_handicap_culture_participation.pdf

Résumé :  L'accessibilité des pratiques culturelles aux personnes handicapées n'a guère fait l'objet de travaux scientifiques. La recherche se situe donc surtout par rapport à des discours d'acteurs dont on s'emploie d'abord à restituer les traits essentiels : construction de l'accessibilité culturelle comme problème public, universalisation de cette cause et définition de contre-modèles.
Les données Handicap Santé (2008, volet ménages limité aux 20-60 ans), exploitées par des modèles de régression logistique, montrent que l'effet spécifique des limitations fonctionnelles (LF) sur les loisirs est important surtout pour les LF physiques et dans une moindre mesure pour les LF cognitives ; mais les variables sociodémographiques demeurent dans leur ensemble plus prédictives. L'étude de la satisfaction déclarée à l'égard du nombre d'activités de loisirs et celle des obstacles identifiés montre que les personnes présentant des LF cognitives, moins désavantagées en terme d'accès, le sont davantage en termes subjectifs et qualitatifs. Les lieux et circonstances de loisirs sont cependant considérés comme peu discriminatoires. On évoque pour finir la question de possibles niches de surpratique par rapport à la population valide homologue et celle du faible recours aux statistiques dans les discours sur l'accessibilité culturelle.
Une enquête ethnographique portant sur deux ateliers de pratique artistique auprès de jeunes atteints de déficience intellectuelle montre une opposition entre ancrages institutionnels (école  d'art municipale, centre socioculturel) qui tend à s'amenuiser, notamment sous l'effet de la loi de 2005 et des évolutions des ESAT. L'un des ateliers est le fruit du militantisme socioculturel d'une professeure de musique mère d'enfants handicapés ; l'autre celui d'une injonction institutionnelle à la création d'activités inclusives. Sociologiquement proches, les professionnels s'opposent surtout par leur rapport au handicap ; cette divergence tend à s'amenuiser pour les recrues plus jeunes. De même, le déroulement des ateliers tend à opposer un cours adapté (handidanse) et un atelier à ambition autosuffisante et égalitaire ; mais l'horizon d'une représentation publique tend à aligner les pratiques sur un modèle culturel plus que socioculturel. Une grand diversité de significations demeure imputée aux ateliers par les professionnels et les parents.
On conclut en discutant de l'intérêt de tempérer une vision légitimiste de l'inclusion culturelle par un retour sur l'opposition historique entre « culture » et « socioculturel » ; on souligne aussi la différence de traitement nécessaire entre handicaps moteurs/sensoriels et cognitifs.
Cette recherche devra se prolonger par une socio-histoire des mobilisations en faveur de l'accessibilité culturelle, replacée dans le cadre de la construction des « publics spécifiques » et accompagnée par de nouveaux terrains ethnographiques.

 

Choix de Communications

« Le retour discursif de l'éducation populaire : au rythme du champ politique? », colloque « L'éducation populaire au tournant du XXIe siècle », Université Paris-Est Créteil, 16-18 novembre 2011.

« Les ateliers d'écriture dans l'action culturelle universitaire », colloque « Pratiques d'écriture littéraire à l'université », 3-4 décembre 2010, Université de Cergy-Pontoise.

« Les Cahiers marxistes-léninistes : enjeux d'une lecture », congrès Marx International VI, Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense, 22-25 septembre 2010.

avec Kévin MATZ, « Was another local cultural policy possible? Birth, death and revival of the municipal "popular education" policy in Strasbourg, France », International Conference for Cultural Policy Research, Jyväskylä, Finlande, 24-27 août 2010.

« Disputing the boundaries of French cultural policy: study of a collective endeavour to relegitimize and repoliticize the category of "éducation populaire" », International Conference for Cultural Policy Research, université Yeditepe, Istanbul, 20-23 août 2008.

« Les références au Rapport sur l'instruction publique de Condorcet dans les discours sur l'éducation populaire », journée d'étude « Vie et mort des productions savantes : comment étudier sociologiquement la carrière des références théoriques ? », Centre Maurice Halbwachs (CNRS-ENS-EHESS), équipe « enquêtes, terrains, théories », 17 mars 2008, ENS, Paris.

« Impératif délibératif et relance de l'"éducation populaire" en France : entre transfert international et "retour" aux sources »,  journées Généalogies de la démocratie participative, organisées par LOUEST et le CSU en collaboration avec l’Adels et le Centre Marc Bloch, Paris, École nationale supérieure d'architecture de Paris-Val de Seine, 8 et 9 février 2008.

« Disputing the boundaries of French cultural policy: study of a collective endeavour to relegitimize and repoliticize the category of "éducation populaire" », colloque international « Culture, politics and policies », Université Charles-de-Gaulle Lille 3, Maison de la Recherche, 15-17 mars 2007.

« Réécritures sous contrainte : observation participante dans un atelier d'écriture littéraire, rédaction d'un mémoire et publication de celui-ci », journées d'étude « Enjeux (et) pratiques de l'écriture en sciences sociales », École Doctorale de Science Politique de Paris 1, 22-23 septembre 2006.

« Le cercle amateur comme groupe déviant : enquête dans un atelier d'écriture littéraire », Neuvièmes rencontres internationales de Sociologie de l'Art : « les arts moyens aujourd'hui », GDR international CNRS OPuS (Oeuvres, Publics, Sociétés) et CIRUS-CERS-P@RSAC3 (CNRS-UTM-Champollion), 30-31 mars et 1er avril 2006, Centre Universitaire de Formation et de Recherche Jean-François Champollion, Albi.

« Les derniers philosophes-rois : une enquête en cours sur les Cahiers marxistes-léninistes », journées d'étude du réseau « Sociologie des intellectuels, savoirs et pouvoirs » de l'Association Française de Sociologie, 7 et 8 avril 2005, Université de Limoges.

Enseignements

  • À partir de septembre 2014, MCF en science politique à l'IUT de Tours (carrières sociales, option animation sociale et socioculturelle) : encadrement d'enquêtes ethnographiques, introduction à la sociologie politique, associations et pouvoirs publics, encadrement de mémoires, stages...
  • 2013-2014 : Vacataire à l'IUT de Tours (Carrières sociales). Education populaire, vie associative. Formation continue.
  • 2013 : Vacataire à l'IUT de Sénart-Fontaineblau(Carrières sociales). Politiques culturelles, 2e année.
  • 2013 : Vacataire à l'INS HEA, Suresnes. Médiation culturelle, Master Pratiques inclusives, handicap accessibilité et accompagnement.
  • 2012-2013 : Vacataire à l'IUT de Rennes (Carrières sociales). Politiques Culturelles, 1ère année.
  • 2011-2012 : Direction de mémoire (Master 2 Management des organismes sociaux, IPAG)
  • 2009-2010: ATER à l'Université Paris 8, Saint-Denis, département de sciences de l'éducation. Sociologie de l'éducation populaire (L3), sociologie de l'action culturelle (L3), histoire de l'enseignement supérieur (L3 en ligne), anglais (L3 en ligne), assistance à l'organisation de la licence en ligne.
  • 2005-2009 : moniteur puis demi-ATER à l'IEP de Strasbourg. Introduction aux sciences sociales du politique (TD, IEP 1ère année), sociologie politique (CM et TD, Master 1 sciences politiques et sociales, UDS), sociologie de l'action culturelle (CM, IEP 4e annéee), tutorat en master recherche (M2 Sciences sociales du politique), direction et jurys de mémoires (Master 2 Politique et gestion de la culture, IEP).

Formation (principaux éléments)

  • 2013. Qualification par le CNU, section 04 (science politique), 19 (sociologie, démographie) et 70 (sciences de l’éducation).
  • 2012. Doctorat de science politique, Université de Strasbourg. Thèse soutenue le 13 décembre 2012 : « "Éducation populaire" : les deux ou trois vies d’une formule ».
    L'université de Strasbourg ne délivre pas de mentions.
    Jury : Vincent Dubois, Pr, science politique, IEP de Strasbourg (directeur) ; Bruno Duriez, DR, sociologie, CNRS (président) ; Alice Krieg-Planque, MCF, sciences de l’information et de la communication, Université Paris Est Créteil ; Françoise F. Laot, Pr, sociologie, Université de Reims (rapporteure) ; Gérard Mauger, DR émérite, sociologie, CNRS (co-directeur) ; Bernard Pudal, Pr, science politique, Université Paris Ouest Nanterre La Défense (rapporteur).

Résumé : La thèse consiste en une socio-histoire, depuis la fin du XVIIIe jusqu'à nos jours, de l'expression « éducation populaire » dans les discours publics français. Elle est motivée par le regain de fortune que connaît celle-ci depuis les années 1990. La recherche vise à éclaircir le sens et les causes de ce retour en grâce discursif. On définit la séquence « éducation populaire » comme une formule, au sens de l'analyse du discours, en lien avec la notion, plus classique en sociologie, de catégorie. L'étude du retour contemporain de celle-ci impose un long détour par son histoire. Celle-ci se décompose en deux cycles complet constitués de phases d'émergence, de consécration et de déclin autour d'un usage de la formule comme quasi-catégorie : sous-catégorie de l'Instruction publique entre la Révolution française et les années 1930, puis catégorie détachée de l'École mais associée à des formules concurrentes et bientôt reléguées par elles au rang d'ancêtre mythique. La période contemporaine se présente comme l'émergence d’un usage détaché de l’animation socioculturelle et orientée vers la formation militante et la repolitisation des politiques culturelles ; ce nouvel usage, qui demeure toutefois en concurrence avec une remobilisation du secteur Jeunesse et Éducation populaire, réintroduit en outre les pratiques d’origine scolaires que ce dernier, lors de sa constitution, avait écartées.

Un ouvrage tiré de la thèse est à paraître aux PU de Rennes (coll. Res Publica) en 2015.

  • 2004. DEA de sciences sociales, ENS-EHESS. Mémoire principal sous la direction de Gérard Mauger : « Écrivains hors champ : enquête sur un atelier d’écriture. » 2e mémoire sous la direction de Frédérique Matonti : « D'Althusser à Mao. Les Cahiers marxistes-léninistes (1964-1968). »

  • 2002-2003. Visiting student, Université de Princeton, New Jersey, États-Unis.

  • 2001. Maîtrise de philosophie, Université Paris-X. Sous la direction de F. Wolff : « Recherches critiques sur le réalisme modal de David K. Lewis. »

  • 1999-2005. Élève de l’École normale supérieure (Paris), concours A/L (philosophie).