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Filmer la ville

Vidéo les beaux jours, le Laboratoire sociétés, acteurs, gouvernement en europe (Sage) et le laboratoire image, ville, environnement (Live) , unités de recherches du CNRS et de l’Université de Strasbourg présentent

Filmer la ville

Cycle de projections-rencontres en présence de réalisateurs, chercheurs, architectes et urbanistes.

Le cycle Filmer la ville propose un choix de documentaires d’inspiration urbaine. Chaque séance se déroule en présence du réalisateur du film et de géographes, urbanistes, architectes. Il s’agit de proposer une réflexion nourrie à la fois par les images, les analyses des intervenants et les débats au sein du public. Le cycle nous invite à revenir sur nos représentations de la ville, à présenter les études de fond qui la concernent, à débattre sur les évolutions de son cadre de vie et des politiques qu'elle suscite.


13 édition - mars/avril 2017 >>>>

Avec le soutien et la participation du Service universitaire de l'action culturelle (SUAC), de l'Agence de développement et d'urbanisme de l'agglomération strasbourgeoise (ADEUS), de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC).

Édition en lien avec
- l’exposition Moving Beyond Borders, invitée par le Laboratoire SAGE et et le SUAC dans le cadre d'un financement IdEx Culture, sciences et société, accueillie à la galerie Stimultania, 15 mars-30 avril 2017
- le cycle de conférences du Jardin de Sciences
- les journées d’études Cartotête, co-organisées par le Laboratoire SAGE, 10 et 11 avril 2017
- l'atelier de cartographie expérimentale, 20-22 mars 2017
- les rencontres de l’ADEUS

7 dates à noter dans vos agendas >>>>

L’envers de la métropole moderne
Mercredi 8 mars à 20h à la Maison de l’image

>>>> RIEN QUE LES HEURES d’Alberto Cavalcanti, 1926, 46’
Un portrait du Paris des années vingt, en une journée, par une multiplication d’impressions. Alberto Cavalcanti, réalisateur brésilien, est venu en France pour vivre l’aventure de la création artistique. Il a assisté Marcel Lherbier au moment de la réalisation de L’Inhumaine. Rien que les heures, mêlant les registres du réalisme et du cinéma expérimental, constitue le prototype de la « symphonie urbaine », compositions filmiques d’avant-garde qui s’attachent à exprimer l’essence de la métropole moderne par un regard neuf et enthousiaste. A ceci près que Cavalcanti peint la grande ville avec une touche de mélancolie, s’intéresse davantage aux ruelles qu’aux grands boulevards, à la solitude des habitants qu’aux fastes des possédants.
En présence de Thierry Ramadier, Directeur de recherche en psychologie (Laboratoire Sage, CNRS - Université de Strasbourg)

Ville fantôme après évacuation
Jeudi 9 mars à 19h à la maison de l’image

>>>> LA SOUFRIÈRE de Werner Herzog, 1976, 30’, Werner Herzog Filmproduktion - Potemkine
En 1976, Herzog se rend en Guadeloupe alors que le volcan de La Soufrière menace d'entrer en éruption. Les sismographes, annoncent une catastrophe inévitable dont la puissance pourrait être équivalente à celle de cinq bombes atomiques. 75 000 habitants sont alors évacués de Basse-Terre. Herzog part à la rencontre d’une poignée d’habitants qui ont choisi de rester, au péril de leur vie.
Une errance somnambulique dans les places et les rues d’une cité abandonnée, au bord d’un désastre définitif qu’annonce le nuage qui coiffe le sommet du volcan qui domine l’île.
En présence de Éliane Propeck, Maître de conférences (Laboratoire Live, CNRS - Université de Strasbourg)

Sans papier dans la ville européenne : espace de contrôle, espace de contestation
Lundi 20 mars à 20h à la Maison de l’image
En lien avec l’exposition Moving Beyond Borders et en partenariat avec l'atelier de cartographie expérimentale
Deux films de Sylvain George

>>>> NO BORDER (Aspettavo che scendesse la sera)  2005-2008, 24', Noir Production
Le film oppose la foule d’un 14 juillet, sa joie naïve devant les feux d’artifices, au dénuement d’un groupe d’immigrés sans autre demeure qu’un matelas. Autres personnages : les responsables politiques. Le cœur cinéma réunit ainsi des groupes sociaux qui, en théorie, ne saurait coexister sans friction ni explosion.
>>>> N’ENTRE PAS SANS VIOLENCE DANS LA NUIT 2005-2008, 21', Noir Production
« En octobre 2005, les habitants du quartier Château d’Eau à Paris s’élèvent spontanément
contre ce qu’ils nomment les “rafles” que la police mène chaque semaine contre les populations immigrées – ou désignées comme telles. Comment filmer la résistance citoyenne ? Premier film de Sylvain George, qui s’inscrit ainsi dans l’actualité la plus brute, le cinéma réflexe et réactif qu’autorisent plus que jamais les nouvelles caméras digitales. »
En présence du réalisateur (sous réserve) et Philippe Rekacewicz, Lucie Bacon, Nicolas Lambert, cartographes de l'exposition Moving Beyond Borders

Banlieue tentaculaire et Babylone de carton pâte
Mardi 21 mars à 19h à l’auditorium des Musées de la Ville de Strasbourg

>>>> LAS VEGAS MEDITATION de Florent Tillon, 2014, 90’, Shellac production
Entre ses banlieues abandonnées, l’épuisement radical de ses ressources naturelles, le nihilisme permanent de sa culture, Las Vegas est devenu la ville de la fin du monde, cristallisant toutes nos angoisses, fascinante Babylone de carton-pâte.
Résidant à Vegas, Jarret Keene et David Parker sont deux chanteurs et auteurs d’un groupe punk post apocalyptique. Jarret est un jeune père de deux enfants qui  hésite entre la vie de famille et une carrière artistique destructrice. David, lui, est un enfant de Vegas, un enfant de la «crise » qui a grandi dans la banlieue tentaculaire et explosive.
Que devient le sens de l’existence lorsque l’on vit dans une ville condamnée à disparaître ? Comment envisage-t-on l’avenir ?
En présence du réalisateur et de Pascale Nédélec, agrégée et docteure en Géographie (École Normale Supérieure de Paris)

Organiser l’accueil, vivre l’exil
Jeudi 30 mars  à 18h à l’amphi Cavaillès, Patio, Campus Esplanade
En lien avec l’exposition Moving Beyond Borders et en partenariat avec le Jardin des sciences

>>>> BIENVENUE AU RÉFUGISTAN d’Anne Poiret, 2016, 52’, Quark
Anne Poiret raconte comment les camps de réfugiés sont devenus de véritables villes éparpillées à travers le monde.
Que faire des indésirables ? De ces fugitifs du monde contemporain qu’on appelle migrants ou réfugiés ? La solution la plus répandue, c’est de les parquer dans un lieu clos. Les réfugiés possèdent tous les mêmes caractéristiques orwéliennes (interdiction d’en sortir, interdiction de travailler et dépossession d’identité) : enregistrés, fichés, ils deviennent des apatrides dépendant des institutions humanitaires. Avec une acuité glaçante, la journaliste nous conduit de la Tanzanie à la Jordanie, en passant par le Kenya, dans cet univers parallèle qui finit par s’enraciner en marge du pays d’accueil.
En présence de la réalisatrice et de Laurent Muller, Maître de conférences en sociologie, (Laboratoire Dynamiques européennes, CNRS - Université de Strasbourg).

Vivre en réfugié dans l’espace urbain
Jeudi 6 avril à 17h à la MISHA
En lien avec l’exposition Moving Beyond Borders

>>>> LES ÉCLAIREURS de Simone Fluhr et Daniel Coche, 2011, 94’, dora films
Dans une maison jaune au cœur de Strasbourg, des gens venus de tous les coins du monde livrent par bribes leur espoir de trouver un refuge suite aux persécutions qui les ont fait basculer dans l'exil. Progressivement, une autre violence va se superposer à la violence passée : celle qu'on leur fait subir, ici, chez nous...
En présence des auteurs et réalisateurs et de Patricia Zander, Maître de conférences en géographie et aménagement (Laboratoire Sage, CNRS - Université de Strasbourg)

Le trafic urbain : aménagements, vitesses, fractures
Lundi 10 avril à 19h à la MISHA
En lien avec l’exposition Moving Beyond Borders, la journée d’études Cartotête et les Rencontres de l’ADEUS

>>>> PARIS PERIPH’ de Richard Copans, 2004, 60’, Les films d’ici
Enquête sur le périphérique, vécu non plus comme un passage mais comme un lieu qui contribue à structurer le territoire. Richard Copans : « 'Le périphérique, c’est la plus belle avenue de Paris', c’est l’architecte Dominique Perrault qui m’avait déclaré cela. 230.000 véhicules par jour, la plus forte densité automobile d’Europe. 35,5 km de long, à mi-chemin entre autoroute et boulevard. Un chemin vicinal qui dessine la frontière de la ville. Raconter le périphérique, c’est raconter son histoire, sa vie, un no man’s land qui va désormais séparer Paris de sa banlieue, une frontière, une limite, une enceinte, le dessin d’une ville finie. »
En présence du réalisateur et de Carole Després, architecte (École d’architecture de l’Université Laval, Québec, Canada)

Sur quatre lieux à Strasbourg

  • MISHA  5 allée du Général Rouvillois
  • Maison de l’image 31 rue Kageneck
  • Auditorium des Musées de Strasbourg  1, place Hans-Jean Arp
  • Amphi Cavaillès Patio Campus de l’Esplanade