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Édito

              L’année 2018 a été marquée par un changement de direction au laboratoire SAGE, puisque avec Philippe Cordazzo nous avons pris la succession d’Hélène Michel et de Philippe Hamman. Succession dans la douceur, facilitée par une conception en axes et en transversalités qui a montré sa force en termes de capacité à produire du travail collectif, à accompagner les membres du laboratoire dans leurs recherches comme à les valoriser, et à produire un réel sentiment d’appartenance à l’unité. Sans irénisme, le laboratoire SAGE est tout à la fois un espace de travail scientifique exigeant, d’échanges intellectuels nourris, comme de solidarité et de coopération chaleureuse, dont il est particulièrement gratifiant d’exercer la responsabilité.

Cette année a été une nouvelle fois l’occasion de manifester les lignes de forces qui sont celles du laboratoire, soulignées par le HCERES dans son bilan de l’unité, et dont il faut remercier Hélène et Philippe, mais aussi chacun.e.s des membres de SAGE.

Celle d’une transdisciplinarité exigeante entre les différentes disciplines qui constituent le laboratoire. Celle-ci se manifeste notamment dans la montée en puissance des thématiques santé et environnement, avec notamment la poursuite de l’ANR Medici sur les conflits d’intérêts dans le domaine du médicament, le lancement en avril 2019 de l’ANR-DFG sur l’histoire des pratiques psychiatriques à l’époque de l’essor de la psychopharmacologie moderne, ou encore le projet IdEx Consens en cours sur l’analyse du consensus en santé et en environnement. Autant de projets qui soutiennent le lancement du nouveau master Santé, Environnement et Politique avec la Faculté de Médecine et l’IEP de Strasbourg, appuyé sur des programmes structurants comme l’ERC « Body Capital » en cours. Les «  écrans du savoir », projet de valorisation par le documentaire soutenu par l’IdEx Univesrité & Cité en 2019, permettront de faire connaître ces travaux transdisciplinaires sur la santé et l’environnement, mais aussi de débattre sur le travail ou la ville.

Celle de l’internationalisation ensuite. SAGE est fort des partenariats multiples forgés par ses membres qui enquêtent sur des terrains transnationaux et /ou lointains en ethnologie, sociologie, démographie, droit ou en histoire des sciences. Une des dimensions de la « feuille de route » que nous nous sommes fixés consistera à valoriser davantage ces partenariats, de manière à faire laboratoire au-delà du campus strasbourgeois, dans les multiples lieux où les membres du laboratoire travaillent, enquêtent et enseignent. Cette transnationalisation est également inscrite dans des projets ou des colloques internationaux, nombreux en 2018 et poursuivis en 2019. A côté des axes « historiques », comme les travaux consacrés à l’Europe ou à l’axe franco-allemand, illustré par exemple par le projet SAPOL (Savoirs experts et Politique. Les sciences sociales au service de la démocratie libérale depuis 1945) porté par le laboratoire DynamE en coopération avec SAGE, des projets de coopération au-delà des frontières communautaires se sont développés, comme la chaire franco-chinoise sur les politiques d’éducation conduite avec l’Ecole normale de Beijing. Les deux dimensions seront davantage associées par le projet de recherche soutenu par la Chaire Gutenberg en 2019-2020 (After BRICS and new Silk Roads: Reconfiguring the Production and Circulation of Social Science Ideas and Knowledge between Europe and AfroAsia).

L’internationalisation c’est également l’accueil de chercheurs et de chercheuses, en nombre cette année, et qui participent notamment à l’axe Population, inégalités et politiques sociales (Programme Pause, Labex IPOPs, convention INED). Cet accueil et ce soutien seront poursuivis, d’autant que l’année 2018 a vu les menaces sur les universitaires s’étendre dans de nombreux pays du globe. De la même façon, une vigilance mobilisée sera portée au projet de loi aboutissant à restreindre drastiquement les conditions de l’internationalisation de la connaissance et de la recherche, en augmentant dans des proportions inimaginables les droits d’inscription des étudiant.e.s extracommunautaires. Parce que le laboratoire accueille de multiples doctorant.e.s qui ne pourront envisager la poursuite de leurs travaux si un tel projet devenait effectif, parce qu’il est résolument paradoxal d’appeler à l’internationalisation de la recherche tout en en sapant les conditions de possibilités, et parce qu’enfin nous privilégions l’attractivité adossée à l’excellence et au savoir plus qu’à la ressource économique ou marchande, le laboratoire SAGE sera associé aux mobilisations qui commencent à affleurer dans les universités contre ce projet.

Une autre dimension structurante du laboratoire, est le volume de travail consacré à la recherche, tout à la fois individuel et collectif de ses membres, poursuivi en dépit ddes contraintes d'un travail administratif de plus en plus chronophage, que ce soit  en terme de montage de projets et de recherche de financements - facilité toutefois par l’Idex - ou en terme de responsabilité de diplômes. La nouvelle offre de formations 2018-2022 et le lancement de nombreux nouveaux diplômes en 2018 (Master Communication publique et institutionnelle ; Master Inégalités, Discriminations, Terrains, Enquêtes ; Master Religion, sociétés, Espace Publics, pour n’en citer que quelques uns ) ont mobilisé les EC de l’Unité, qui n’en ont pas moins continué à travailler – en associant souvent les étudiant.e.s de master, à des projets singuliers et collectifs sur les rapports des classes populaires aux institutions, les violences faites aux femmes, la professionnalisation artistique ou politique, la circulation des savoirs critiques sur les radicalisations ou les villes en déclins, autant de thématiques qui font l’actualité politique et sociale.

La dernière dimension structurante essentielle qui nous fédère, est l’inscription dans un empirisme résolu et résolument structuré théoriquement, qui s’accompagne d’une réflexion continue sur les méthodes. La nouvelle direction de la Misha porteuse d’un projet scientifique autour des humanités numériques, comme le renforcement d’une équipe d’ingénieur.e.s particulièrement dynamique, collective et intégrée au laboratoire, ont permis que se développe encore cette réflexion et ces formations aux méthodes (formation aux méthodes ou aux outils, atelier d’écriture, séminaire général sur les « cuisines » de la recherche). Ils favorisent en outre la perspective de développement de projets structurants autour des questions de méthodes quantitatives et qualitatives, qui continueront d’être un point de ralliement de toutes et de tous chercheur.e.s, enseignant.e.s-chercheur.e.s, ingénieur.e.s, doc' et post-doctorant.e.s, et associé.e.s à Sage.

En vous souhaitant à tous et par avance une année fructueuse en réflexions, publications, travaux, et projets multiples, je réitère le souhait que vous continuiez à trouver dans le laboratoire SAGE un lieu d’accompagnement, de valorisation, ou de soutien à vos projets, comme un partenaire investi et engagé de coopération scientifique.

Marine de LASSALLE


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