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(2018-2020)

Responsables scientifiques : Sophie GAMBARDELLA (SAGE, CNRS-Université de Strasbourg) et Nils KESSELS (SAGE, Université de Strasbourg)

Aux modalités de prise de décision classiques, que sont le vote à la majorité ou encore l’unanimité, vient parfois se substituer aussi bien sur la scène internationale qu’à l’échelle nationale, le consensus. Si sur la scène internationale, le droit produit est dit consensuel dans la mesure où il repose sur le consentement de l’Etat, il n’est pas pour autant un droit du consensus. Le terme de consensus semble recouvrir plusieurs réalités dans les sciences humaines et sociales. Il renvoie parfois simplement à une convergence des opinions, il est d’autre fois plus prescriptif lorsqu’il est, par exemple, utilisé par un organe décisionnel pour adopter une décision. Par ailleurs, le consensus est souvent accompagné d’un qualificatif dans la littérature doctrinale, il peut ainsi être question de consensus scientifique, de consensus normatif ou encore de consensus décisionnel. Que le consensus soit scientifique ou encore décisionnel, le recours à sa pratique est de plus en plus prégnant dans les domaines sanitaires et environnementaux et alors que les études sur la notion de consensus occupent toujours une place de choix dans la doctrine, la nébuleuse qui entoure sa construction ne se dissipe pas, comme en attestent les débats passionnés qui animent la littérature sur ce sujet. Pourquoi le consensus est-il alors facteur de dissensus ? Au croisement du droit international, européen et de l’histoire des sciences, des relations internationales, de l’analyse des politiques publiques, et de la sociologie, ce projet consistera à analyser les conditions, les manifestations et les effets du consensus dans les processus décisionnels entendus au sens large c’est-à-dire aussi bien scientifiques, politiques que normatifs au travers de l’analyse de deux terrains de recherche plongés au cœur de l’incertitude scientifique : l’environnement et la santé.


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ANR ALTER-PSY "Retrieving alternatives. Pluralism in practice in European psychiatry, 1950-1980"

(2019-2022)

Responsable scientifique : Marianna SCARFONE (SAGE, Université de Strasbourg)

Ce projet transnational entend jeter les bases d’une histoire des pratiques psychiatriques à l’époque de l’essor de la psychopharmacologie moderne. L’attention portée à la diversité caractérisant la psychiatrie en Europe dans l’après-seconde-guerre mondiale permettra de se confronter au paradigme biologique et aux autres formes, alternatives à celui-ci, que prennent l’activité diagnostique et thérapeutique ainsi que la relation médecin-patient. En adoptant des méthodologies qualitatives et quantitatives, cette étude s’attachera à reconstruire l’activité clinique dans cinq lieux représentatifs de la pluralité des formes qu’a pu prendre la psychiatrie européenne après le deuxième conflit : 1) Les approches psychanalytiques qui prospèrent dans la France de l’après-guerre, avec le cas de Strasbourg ; 2) le concept de communauté thérapeutique mis au point par F. Basaglia à Gorizia ; 3) le système d’assistance psychiatrique sur le territoire, la secteurisation à Paris ; 4) l’approche herméneutico-anthropologique d’Heidelberg ; 5) le « jardinage nosologique » qui combinait une neuropathologie finement déclinée avec la thérapie individuelle à Berlin. Ces cinq espaces illustrent la pluralité des options dans la psychiatrie européenne à partir des années cinquante. Trois cas représentent les centres de la discipline qui se construit et se légitime entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe (Paris, Berlin, Heidelberg) ; deux sont, par ailleurs, des entités situées à la frontière (Strasbourg et Berlin-Est) ; un symbolise la subversion du statu quo (Gorizia). Tous les cinq représentent des approches « progressistes » dans les décades considérées (1950-80).

 

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Commission historique internationale et indépendante pour éclairer l’histoire de la Reichsuniversität Straßburg (RUS, 1941-1944)

Membre de SAGE appartenant à la Commission : Christian BONAH

Sur la proposition de l’ancien Président de l’Université de Strasbourg Alain Beretz et de l’actuel Président de l’Université Michel Deneken, l’Université de Strasbourg (Unistra) a décidé de mettre en place et de missionner en date du 27 septembre 2016 une commission historique internationale et indépendante dont la mission est d’éclairer l’histoire de la Reichsuniversität Straßburg (RUS) entre 1941-1944 et dans les périodes qui ont immédiatement précédé et suivi.

 

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